Skip to content

socialbookmarking en entreprise : un facteur-clé d’échec

by egonnaud on June 29th, 2006

Où je découvre que l’entreprise 2.0 a besoin d’une taille critique pour être efficace…

Plein de bonnes intentions, j’ai tenté il y a qques temps de faire basculer mes chers collègues dans le monde 2.0 en incluant l’air de rien un outil de socialbookmarking dans notre Intranet. Je me méfiais des traditionnelles questions de formation / gestion du changement donc j’ai commencé par recruter en interne qques spécialistes que j’avais auparavant copieusement bassiné avec les avantages du collaboratif 2.0.

Les résultats ?

Après 1 mois de bêta auprès d’une petite dizaine d’utilisateurs, les réponses sont unanimes : “c’est génial, c’est pratique, ça coûte pas cher, whoua trop bon le bookmarkelt” etc… Seulement voilà, dans la pratique, une fois passés les premiers tests, personne n’a contribué au système et au bout d’une douzaine de jour, la homepage qui présente les derniers bookmarks était parfaitement vide…

Pourquoi ?

Pourquoi un système qui est simple, qui apporte quelquechose, qui ne demande pas d’effort, qui coûte rien, qui a fait ses preuves dans le monde (del.icio.us) et dans l’entreprise (cf IBM ) ne marche-t-il pas ? Il s’agit ici à mon avis d’un effet de seuil d’utilisation qui est le nouvel écueil des outils de l’entreprise2.0.

Certes on a plus les problèmes classiques des logiciels collaboratifs :

  • création de “silos” d’informations déconnectés les uns des autres : à l’ère des mash-ups et du XML on partage tout
  • complexité et manque de formation : avec l’Ajax et autres goodies Web, tout (devrait) être plus simple et plus “orienté utilisateur”
  • coût important et roi discutable : entre les frameworks de développements et la multiplication des outils open-source (j’ai utilisé scuttle pour notre outil de socialbookmarking), l’investissement peut être minime.

Toutefois, on doit résoudre un nouveau problème, les logiciels sociaux fonctionnent sur la création distribuée de connaissances. Il faut donc un nombre important de ces connaissances pour “amorcer” la pompe. Deux solutions sont alors possibles :

  • dépenser beaucoup d’énergie pour créer du contenu à partir de qques utilisateurs seulement (mode héros)
  • diffuser tout de suite l’outil auprès d’un très grand nombre d’utilisateur (mode “2.0”) et croiser les doigts

Chez moi la pemière solution à échouée, je vais donc tenter la seconde, plus proche du vrai fonctionnement “power to the people” du Web2.0. J’éspère que mes chers collègues sauront être de bons “consomm-acteurs” d’informations…

Technorati Tags:
, , , , ,

From → Articles, Projects

No comments yet

Leave a Reply

Note: XHTML is allowed. Your email address will never be published.

Subscribe to this comment feed via RSS