La bibliothèque de demain
Quel rôle peuvent jouer les bibliothèques face à la production en masse de contenus numériques
Imaginez : une bibliothèque doit centraliser la production papier du pays (c’est une obligation légale). Imaginez qu’elle doive faire de même avec la production d’informations électronique : sites, blogs etc…! Les bibliothèques deviendrait donc des gigantesques bases de données centralisant les pings en provenance de tous les blogs, RSS, sites d’information.
Cette idée n’est pas du tout nouvelle mais grâce au RSS, elle est physiquement et pratiquement supportable par les bibliothèques. En effet, s’il est impossible d’archiver la totalités des sites (malgré les monumentales tentatives), stocker les flux RSS est beaucoup plus simple et efficace. Là où selon moi les bibliothèques peuvent aller de l’avant par rapport aux moteurs de recherche et autres annuaires de fils RSS, c’est qu’elles disposent d’atouts complémentaires qui font leur valeur.
Les atouts des bibliothèques :
- une taxonomie (ISBN par exemple)
- un réseau et une puissance humaine importante pour filtrer “socialement” la masse d’information
- des technologies de recherche avancées (la bibliothèque de Lyon possède par exemple le moteur de recherche multi-format développé par Autonomy) qui permettront d’indexer efficacement tous ces flux

Les bibliothèque pourrait ainsi créer un social-software géant dont la fonction serait l’indexation et la classification des flux RSS. En agissant comme un gigantesque filtre social et en reposant sur la taxonomie ISBN, on pourrait ainsi disposer d’un gigantesque annuaire thématique de flux RSS. Quelles en seraient les limites ?
Les limites de ce système:
- une taxonomie partagée (ISBN par exemple) n’est pas aussi pertinente d’une folksonomie même si elle est nécessaire pour disposer d’un annuaire cohérent
- le filtrage humain imposera nécessairement des limites de “politiquement correct”